Deuxième épisode d'une série de manifestations

manifestation des jeunes ce vendredi à Dakar

Ces évènements se déroulent entre quinze heures et vingt heures. Le premier épisode de cette saga de manifestations avait vu la place de la nation noire de monde. Par conséquent, les forces de l’ordre ont pris, cette fois-ci, les devants en déployant un dispositif sécuritaire strict pour empêcher les manifestants d’accéder à la place de la nation. Même modus operandi appliqué contre Ousmane Sonko, Barthélémy Dias…bloqués dans leurs fiefs.

Manifestement, cet impressionnant dispositif sécuritaire a peut-être limité la casse mais n’a pas empêché les protestations dans le pays. A Dakar comme à Ziguinchor, des manifestants ont investi les rues et ruelles pour afficher leur soutien au combat de la coalition Yewwi Askan Wi provoquant 3 morts dont un dans la capitale, un à Bignona et à Ziguinchor.

Dans une démocratie, ne pas participer à une élection devrait être l’exception. Hélas ! Sous nos cieux c’est devenu la règle. Cependant, participer « à un jeu de dupes » et crier au scandale est d’une absurdité flagrante. Parmi les 8 listes invalidées,7 sont de l’opposition. Ce sont les opposants qui ne savent pas confectionner une liste ou ce sont les stratagèmes du Pouvoir à écarter les adversaires politiques ? L’éternel jet de l’opprobre entre adversaires ! Les menaces passent à exécution avec des « marches sous haute tension » dans les rues de Dakar où les flics gaz des manifestants qui appellent à une intifada. Qui sont les fauteurs de troubles ? Entre des opposants incitant aux populations de descendre dans les rues pour manifester contre un verdict rendu et un Etat qui, souvent lorsqu’il consigne les manifestations il y a mort d’homme.

                                                                               P.B.M

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