Suspension de la grève des enseignants

Grande marche des enseignants organisée par leurs syndicats respectifs
 
    Longue a été la grève des syndicats d’enseignants. Depuis près de 03 mois, les enseignements du primaire et du moyen-secondaire étaient en stand-by. Cette grève a pour genèse le « non-respect des accords signés » en 2018 avec le gouvernement du Sénégal. Ainsi, une plateforme revendicative fut concoctée par les syndicalistes de l’enseignement. Des points de revendication parmi lesquels ont peut noter la correction du système de rémunération et la création d’administrateurs scolaires. Malgré une volonté d’augmentation passant de 69 milliards à 90 milliards proposée par le gouvernement du Sénégal, les deux parties ont tardé à trouver un compromis.

Les deux syndicats d’enseignants en l’occurrence le CUSEMS et le SAEMS revendiquent le respect du protocole d’accord signé le 30 avril 2018 avec le gouvernement. Cela constitue le point saillant de la plateforme revendicative. D’autres points avaient été inscrits sur ledit protocole. Le gouvernement avait annoncé qu’il allait procéder au relèvement de l’indemnité allouée aux enseignants de 60.000 FCFA à 100.000 FCFA par différentes modalités. Les enseignants contractuels devront bénéficier du relèvement de leurs émoluments pour un montant forfaitaire de 10.000 FCFA dont 5.000 FCFA au 1er octobre 2018 et 5.000 FCFA au 1er janvier 2019.

Un autre point essentiel des enseignants était la fondation du corps des administrateurs scolaires. Le gouvernement avait annoncé qu’il créera, a minima, le corps des administrateurs scolaires aux niveaux préscolaire et élémentaire, moyen-secondaire. Par contre, force est de constater que l’Etat du Sénégal a pris des mesures pour diligenter les lenteurs administratives. Il s’était engagé à améliorer la fonctionnalité du guichet unique trimestriel afin de filtrer les dossiers d’enseignants en instance au ministère en charge de la fonction publique.

Le gouvernement du Sénégal a promis une enveloppe de 100 milliards pour satisfaire les doléances de ces grévistes. Ce qui leur poussa à lever leur mot d’ordre de grève. Cependant, les enseignants jouent la carte de la prudence car, avec le gouvernement, chose promise n’est pas toujours chose due. Ainsi, ils disent avoir suspendu et non levé leur mot d’ordre de grève.  Quoi qu’il en soit, les parents d’élèves se réjouissent de cette bonne nouvelle et voient leurs inquiétudes se dissiper. Un ouf de soulagement aussi pour les élèves traumatisés par cette longue période d’oisiveté qui pouvait aboutir à une année blanche.

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